Aix-en-Provence offre un cadre idéal pour flâner entre places animées, rues commerçantes et petites placettes ombragées. Les fontaines jalonnent les quartiers historiques et rythment la vie quotidienne, tandis que les terrasses de cafés animent les soirs d’été. Chaque saison met en valeur un autre visage de la ville, et la période estivale voit revenir un grand festival international de musique qui occupe théâtres, cloîtres et cours intérieures.
Aux portes de la ville, la montagne Sainte-Victoire concentre de nombreuses possibilités de promenades. La route Cézanne (D17) relie Aix-en-Provence au Tholonet en traversant des paysages qui ont inspiré le peintre, avec une alternance de vignes, de murets de pierre sèche et de bosquets de chênes. Depuis la D17, des sentiers balisés gagnent le plateau du Cengle et les contreforts de Sainte-Victoire. Les villages de Puyloubier et de Vauvenargues, dominés par le château associé à la mémoire de Picasso, s’adossent au versant sud de la montagne. Plus haut, la Croix de Provence se dresse sur l’arête sommitale, et le barrage de Bimont retient les eaux turquoise d’une retenue entourée de pinèdes. Les Cabassols, les combes et les crêtes proposent autant d’itinéraires variés, entre paysages de garrigue et falaises calcaires.
Arles se prête à de longues promenades entre la nécropole des Alyscamps, le boulevard des Lices et la place de la République. L’allée des sarcophages mène vers la ville antique, tandis que le boulevard aligne platanes, terrasses de cafés et un marché particulièrement animé le samedi. La place de la République rassemble l’église Saint-Trophime, le clocher et l’Hôtel de Ville autour de la fontaine obélisque. Les rencontres internationales de la photographie transforment la ville en vaste galerie pendant l’été, la fête du costume met en lumière les traditions arlésiennes en juillet, la féria pascale ouvre la saison taurine et le salon international des santonniers occupe les mois de fin d’année avec ses crèches et figurines.
À quelques kilomètres, Les Baux-de-Provence dominent un éperon rocheux que le village médiéval épouse encore étroitement. Ruelles pavées, remparts, maisons hautes et points de vue saisissants sur les oliveraies composent un ensemble spectaculaire. La fête des bergers anime le site autour de Noël et rappelle l’importance de l’élevage dans les Alpilles. Le Val d’Enfer, voisin, présente un relief tourmenté aux falaises percées de cavités, où falaises, grottes et anciennes carrières dessinent un décor singulier. Les coteaux des Baux mêlent domaines viticoles, oliveraies et petites routes de campagne, propices aux dégustations et aux pauses dans les mas.
Les Alpilles dans leur ensemble constituent un terrain privilégié pour la randonnée et les promenades panoramiques. Saint-Rémy-de-Provence déploie sa vieille ville autour de places ombragées et de fontaines, avant d’ouvrir la route vers le site antique de Glanum et les Antiques, situés au pied du massif. Plus haut, le sommet de La Caume offre un large panorama sur la plaine, le Rhône, la Crau et la ligne des Alpilles. Tarascon présente un bourg médiéval resserré autour du château et des églises, avec des terrasses qui permettent de profiter de vues sur le fleuve et sur la vallée. Entre ces villages, chemins de crête, oliveraies, chapelles isolées et champs de lavande composent un réseau dense d’itinéraires de découverte.
Cassis concentre dans un espace réduit un port de pêche et de plaisance, une plage de galets et des ruelles bordées de façades colorées. Les calanques de Port-Miou et de Port-Pin, accessibles à pied, se nichent au fond de longues anses étroites dominées par les pins et les falaises blanches. Plus loin, la calanque d’En-Vau se découvre par bateau depuis le quai Saint-Pierre, pour une traversée d’environ trois quarts d’heure, ou par les sentiers qui franchissent le col de la Gardiole. La promenade des Lombards longe les hauteurs du village et propose de belles vues sur le port, la baie et le cap Canaille.
Entre Cassis et La Ciotat, la corniche des Crêtes suit la ligne de relief en balcon au-dessus de la mer. La route serpente au bord de falaises impressionnantes, dont celles de Soubeyran, et s’ouvre sur des panoramas étendus vers les calanques, les îles et les massifs intérieurs. La Ciotat prolonge cette façade maritime avec une grande plage de sable, un vieux port où se serrent barques et terrasses, et un front de mer animé en saison. Au large, l’île Verte se rejoint en une trentaine de minutes par vedette au départ du vieux port, pour des promenades à pied entre petites criques et sous-bois. La calanque de Figuerolles, encaissée au pied de parois colorées, offre un paysage minéral singulier. Un peu plus loin, Les Lecques, station balnéaire voisine, déploie une longue plage et une promenade en bord de mer tournée vers les activités nautiques.
Marseille associe promenades urbaines et échappées en pleine nature. Le Vieux-Port reste le point de départ le plus emblématique, avec ses quais animés, ses barques et ses silhouettes de forts à l’entrée de la rade. La Canebière relie le port aux quartiers anciens du centre, tandis que la corniche John-Fitzgerald-Kennedy longe le littoral en offrant des vues dégagées sur la rade, les îles et les quartiers littoraux. Le parc Borély constitue l’un des espaces verts les plus appréciés, avec son château, ses jardins et un accès direct aux plages, et accueille régulièrement des événements et animations estivales.
Depuis le quai des Belges, des bateaux gagnent le château d’If, forteresse posée sur un îlot qui marque l’entrée de la rade. Les calanques de Sormiou, Morgiou et Sugiton se découvrent par le chemin du Roi ou par d’autres itinéraires balisés, dans un paysage de falaises calcaires, de criques étroites et de pins accrochés aux rochers. Au sud de la ville, le massif de Marseilleveyre propose sentiers balisés, école d’escalade et points de vue sur l’archipel du Riou et les plages voisines. Dans l’arrière-pays, le massif de la Sainte-Baume abrite une forêt dense où hêtres, tilleuls et ifs couvrent les pentes nord. Le parc de Saint-Pons, les vallons encaissés et le col de l’Espigoulier offrent un cadre propice aux randonnées, avec des panoramas qui s’étendent jusqu’à la mer par temps clair. Les grottes Loubières, situées dans les collines à l’est de Marseille, complètent cet ensemble de sites naturels à proximité immédiate de l’agglomération.
La Camargue se prête à des promenades lentes entre étangs, roselières, digues et plages sauvages. Des sentiers de découverte traversent les marais, un parc ornithologique permet d’observer flamants roses et oiseaux migrateurs, et de nombreux chemins longent les roubines, les champs et les pâtures. La pêche, les balades à cheval et les sorties en barque ou en petit bateau complètent cette immersion dans un territoire façonné par l’eau et le sel.
Saintes-Maries-de-la-Mer associe une grande plage de sable, un village serré autour de son église fortifiée et des traditions toujours très présentes. La fête des gardians, les ferrades et les jeux taurins animent la commune, en particulier au mois d’octobre. La promenade le long de la digue de la Mer suit la côte jusqu’aux plages plus sauvages. Des excursions en bateau remontent le Petit-Rhône pour approcher les rives, les manades et les roselières depuis l’eau. La route de Méjanes longe les étangs et les domaines d’élevage, tandis que l’étang de Vaccarès s’observe depuis différents points de vue et parfois à bord d’un petit train touristique. La Capelière, Salin-de-Giraud et la plage de Piémanson illustrent d’autres visages du delta, entre salins, dunes et longues étendues sablonneuses où l’accès aux dunes reste interdit en raison de l’instabilité du relief.
Plus à l’ouest, Saint-Martin-de-Crau marque la transition entre la plaine caillouteuse de la Crau